04 novembre 2009
Mes toiles de la rentrée ... en vrac
Le Petit Nicolas : Je n'avais pas lu les livres (personne n'est parfait !) Je n'y suis donc pas allé pour évaluer l'adaptation d'un livre (enfin c'est plus qu'un livre ... mais !) Je l'ai pris sans référence. J'ai adoré le Casting aussi bien celui des enfants que celui des adultes ... Et puis j'ai aimé l'esprit qui se dégage du film, simple direct sans artifice... C'est frais !
Mères et Filles : Il y a dans toutes les familles des blessures ouvertes et pas ou mal cicatrisées... Plus ou moins secrètes, elles empoisonnent nos relations avec nos parents, nos grands parents parfois ou nos enfants...Elles nous portent, nous transportent ou nous paralysent. Nous sommes portés par notre histoire familiale et nous ne pouvons pas si facilement faire abstraction de ce bagage. Un bel exemple de ce que la souffrance peut gâcher dans nos vies quand on ne peut pas en parler... 3 générations de femmes blessées... Comme dans la vie, on ne sait pas tout et dans ce film la vérité apparaît peu à peu... suggérée plutôt que révélée... sans absolue certitude... il y aura toujours une place pour le doute... A méditer pour soi ou à discuter en famille !
Les Herbes Folles : Plus on entre dans ce film, plus on s'interroge sur ces personnages qu'un fait anodin rapproche de façon sournoise...Alors on est étonné, dérangé sans doute par cet homme dont les réactions surprenantes nous amènent à nous interroger sur son passé... sur son présent...Cet homme est-il normal ? ou fou ? de quoi souffre-t-il ? est-il responsable ? Et peu à peu on découvre que tous ces personnages, sont sans doute, à des degrés divers...habités par des graines de folie... qui, "profitent d'une fente dans l'asphalte pour faire pousser là où on ne les attends pas ....ces herbes folles, ... ces pulsions totalement déraisonnables..." nous dit Alain Resnais. "J’ai aussi été marqué par l’entêtement de Georges et Marguerite, les protagonistes, qui sont incapables de résister à l’envie d’accomplir des actions irrationnelles, qui déploient une vitalité incroyable dans ce que l’on peut considérer comme une course à l’erreur... L’Incident (titre du roman de Christian Gailly adapté par Alain Resnais) parle du « désir de désir », ce désir qui naît chez Georges à partir de rien, puis qui s’alimente de lui-même." Alain Resnais
La fragilité de notre psychisme est la sources des fractures dans lesquelles les graines de la folie ordinaires se plaisent à pousser, donnant ainsi naissance à ces "herbes folles" pulsions déraisonnables pour qui les regarde avec les yeux de la raison.
Parmi les questions en suspens : L'avion s'écrase-t-il ? Georges a-t-il déjà tué ? quel âge ont les personnages ? Ce policier existe-t-il vraiment ? Qui est la petite fille qui veut devenir un chat ? Qui est sa mère ? Vaut-il mieux vieillir dans un parc en bord de Marne ou sans arbre en centre ville ?
J'ai adoré le jeu des personnages et la façon dont la "folie" qui les habite est peu à peu dévoilée par petites touches mais fort bien illustrée.
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